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DEGIRO, Trade Republic, Interactive Brokers : comparatif CTO 2026

Par La Redaction
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Comparatif des courtiers DEGIRO, Trade Republic et Interactive Brokers pour le compte-titres en 2026

Trois courtiers étrangers, trois philosophies du CTO

DEGIRO, Trade Republic et Interactive Brokers figurent parmi les courtiers étrangers les plus utilisés par les investisseurs particuliers français qui ouvrent un compte-titres ordinaire. Tous trois proposent des frais réduits et un accès aux marchés internationaux, mais leurs modèles, leurs régulateurs et leurs publics cibles diffèrent profondément. Choisir entre eux ne consiste pas à désigner un gagnant absolu, mais à faire correspondre une offre à un profil d’investisseur précis.

DEGIRO est une plateforme de courtage néerlandaise fondée en 2008, régulée par l’AFM (Autoriteit Financiele Markten). Après son rachat par le groupe allemand flatexDEGIRO Bank AG, l’entité dispose d’un statut bancaire complet, ce qui lui permet de détenir directement les liquidités de ses clients. La régulation est désormais double : AFM aux Pays-Bas pour le courtage, BaFin en Allemagne pour la partie bancaire.

Trade Republic est un néocourtier allemand fondé en 2015 à Berlin. L’entreprise détient une licence bancaire délivrée par la BaFin et la Bundesbank, ce qui en fait une banque à part entière. Son offre repose sur une application mobile minimaliste, un tarif unique d’environ 1 EUR par ordre et des plans d’investissement programmés gratuits sur un large univers d’ETF et d’actions.

Interactive Brokers est un groupe américain fondé en 1978, coté en bourse, historiquement orienté vers les investisseurs actifs et les professionnels. Pour les résidents européens, les comptes sont ouverts auprès d’Interactive Brokers Ireland Limited, entité régulée par la Banque centrale d’Irlande. Le courtier se distingue par une couverture mondiale très étendue, des frais de change parmi les plus bas du marché et une plateforme professionnelle, la Trader Workstation, complétée depuis quelques années par des interfaces simplifiées.

Les trois acteurs interviennent légalement en France. DEGIRO et Trade Republic s’appuient sur le passeport européen, qui autorise un établissement agréé dans un État membre à opérer dans toute l’Union européenne. Interactive Brokers passe par son entité irlandaise pour la même raison. L’AMF et l’ACPR tiennent à jour des registres publics permettant de vérifier la légitimité de tout courtier intervenant sur le sol français, un réflexe à conserver avant toute ouverture de compte.

Frais et tarification : trois logiques distinctes

La structure de frais constitue souvent le premier critère de choix, mais elle ne se résume pas au seul prix de l’ordre. Frais d’ordre, frais de change, frais de connectivité et frais de garde forment un ensemble qu’il faut évaluer en fonction de sa façon réelle d’investir.

Trade Republic applique le modèle le plus lisible : environ 1 EUR par ordre, quel que soit le montant, sur l’ensemble des actions et ETF disponibles. Les plans d’investissement programmés (achats automatiques récurrents) sont gratuits, sans frais d’ordre, sur un large univers d’instruments couvrant les principaux ETF MSCI World, S&P 500 et Stoxx 600 ainsi que les grandes actions européennes et américaines. Aucun frais de garde, aucun frais de tenue de compte. Pour un investisseur qui achète chaque mois le même tracker, ce modèle est difficile à battre en simplicité comme en coût.

DEGIRO propose une tarification plus segmentée. Les ordres sur actions américaines coûtent un montant fixe modeste auquel s’ajoutent des frais de connectivité, ceux sur actions européennes varient généralement de quelques euros selon la place. Le courtier maintient une selection list d’ETF accessibles à frais réduits sous conditions de détention, au-delà de laquelle des frais d’ordre s’appliquent. Un frais de connectivité annuel par place boursière étrangère s’ajoute, hors place de référence du courtier. Cette segmentation rend DEGIRO compétitif sur certains marchés et moins avantageux sur d’autres, ce qui impose de regarder précisément les places que l’on compte utiliser.

Interactive Brokers se positionne différemment. Le courtier propose deux grilles : une grille à prix fixe et une grille dégressive (tiered) qui récompense les gros volumes. Les commissions sur actions américaines comptent parmi les plus basses du secteur, et surtout les frais de change sont remarquablement faibles, proches du taux interbancaire. En contrepartie, Interactive Brokers a longtemps appliqué des frais d’inactivité ou un minimum mensuel sur certains profils, politique qui a évolué dans le temps et qu’il faut vérifier à l’ouverture. Pour un investisseur qui passe de nombreux ordres internationaux ou qui convertit régulièrement des devises, l’économie réalisée sur le change peut dépasser largement l’écart sur les commissions d’ordre.

Le calcul concret dépend du comportement. Pour douze achats annuels d’un ETF MSCI World coté en euros, Trade Republic facture souvent 0 EUR via son plan programmé, DEGIRO peut faire de même si l’ETF figure dans sa sélection, et Interactive Brokers reste compétitif sans être nécessairement le moins cher sur ce cas d’usage précis. Pour un acheteur récurrent d’actions américaines en direct, Interactive Brokers reprend l’avantage grâce au change. Notre guide général sur le compte-titres face au PEA replace ces frais dans la logique d’arbitrage entre enveloppes.

Univers d’investissement et accès aux marchés

L’étendue des marchés accessibles départage nettement les trois courtiers, et ce critère pèse autant que les frais pour un investisseur qui veut diversifier au-delà des ETF classiques.

DEGIRO donne accès à plus de cinquante places boursières dans le monde, dont Euronext (Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne), Xetra à Francfort, Borsa Italiana, London Stock Exchange, NYSE, Nasdaq, Toronto, Hong Kong, Tokyo et l’Australian Securities Exchange. Cette couverture concerne les actions individuelles, les ETF, certaines obligations cotées, des fonds et quelques produits dérivés. DEGIRO ne propose pas de cryptomonnaies en direct.

Trade Republic offre un univers plus restreint mais ciblé : plusieurs milliers d’actions et un large choix d’ETF, principalement sur les places européennes et américaines. Le courtier n’ouvre pas l’accès aux places asiatiques ni au marché obligataire en direct sous toutes ses formes, mais il a élargi son offre avec des obligations accessibles aux particuliers et propose des cryptomonnaies en direct, ce que ne font ni DEGIRO ni Interactive Brokers de la même manière. Trade Republic met aussi en avant la rémunération des liquidités non investies, selon un taux qui suit la politique monétaire de la BCE.

Interactive Brokers se distingue par l’amplitude de sa couverture. Le courtier donne accès à plus d’une centaine de places boursières réparties dans des dizaines de pays, ainsi qu’à une gamme d’instruments très large : actions, ETF, obligations en direct, options, futures, devises, métaux. C’est la solution de référence pour un investisseur qui veut acheter une action cotée sur une place secondaire, construire une stratégie optionnelle ou détenir des obligations en direct. Cette richesse a une contrepartie : la plateforme demande un temps d’apprentissage supérieur, et la profusion d’instruments à effet de levier impose une discipline de gestion du risque, comme le rappelle régulièrement l’ESMA à propos des produits complexes.

Pour un investisseur orienté ETF, les trois courtiers proposent les références habituelles, des trackers MSCI World aux S&P 500 en passant par les ETF obligataires et émergents. Notre comparatif des ETF World, S&P 500 et marchés émergents détaille les options principales et leurs caractéristiques, indépendamment du courtier retenu pour les loger.

Sécurité, régulation et garantie des avoirs

La solidité réglementaire d’un courtier compte autant que ses frais, car elle conditionne la protection de l’épargne en cas d’incident. Sur ce terrain, les trois acteurs présentent des garanties sérieuses, mais avec des nuances qu’il faut comprendre avant d’arbitrer.

Trade Republic est une banque allemande agréée par la BaFin et la Bundesbank. À ce titre, les liquidités déposées bénéficient du fonds de garantie des dépôts allemand, qui couvre jusqu’à 100 000 EUR par client. Les titres détenus, eux, ne figurent pas au bilan de la banque et sont conservés chez un dépositaire tiers, ce qui les protège indépendamment du plafond espèces. Cette structure bancaire complète rassure les investisseurs sensibles au cadre prudentiel.

DEGIRO, intégré à flatexDEGIRO Bank, relève du même système de garantie allemand pour les liquidités, à hauteur de 100 000 EUR, tout en restant supervisé par l’AFM aux Pays-Bas pour son activité de courtage. Les titres sont conservés via une structure dédiée qui les sépare des actifs propres du courtier, mécanisme classique destiné à isoler le patrimoine des clients en cas de défaillance.

Interactive Brokers Ireland Limited, l’entité qui gère les comptes des résidents européens, est régulée par la Banque centrale d’Irlande. Les avoirs des clients bénéficient du système irlandais d’indemnisation des investisseurs, avec un plafond plus modeste sur les avoirs concernés, tandis que le groupe applique par ailleurs une politique de ségrégation stricte des actifs clients héritée de sa culture institutionnelle. Interactive Brokers met en avant la solidité financière du groupe coté en bourse comme un argument de sécurité supplémentaire, la transparence des comptes publics permettant un suivi de sa santé financière.

Dans les trois cas, la première précaution reste de vérifier l’agrément du courtier sur les registres publics de l’AMF et de l’ACPR, puis de conserver une trace écrite de ses relevés et de ses ordres. Aucun courtier, étranger ou français, n’est totalement à l’abri d’un incident technique ou d’une faille de cybersécurité, et la diversification du risque de contrepartie (ne pas concentrer toute son épargne chez un seul acteur) reste une bonne pratique pour les patrimoines importants.

Ouverture, transfert et frais de sortie

Au-delà de l’offre, la facilité d’entrée et de sortie pèse sur l’expérience réelle d’un investisseur, surtout s’il envisage de changer de courtier au fil du temps.

L’ouverture de compte est rapide chez Trade Republic, souvent bouclée en moins de dix minutes via une vérification d’identité par vidéo, ce qui en fait l’option la plus immédiate pour débuter. DEGIRO demande un peu plus de documents et un délai légèrement supérieur, sans complexité particulière. Interactive Brokers impose le processus le plus exigeant : questionnaire détaillé sur l’expérience et les objectifs, justificatifs précis, validation parfois étalée sur quelques jours. Cette rigueur reflète l’orientation historiquement professionnelle du courtier et son obligation réglementaire d’évaluer l’adéquation des instruments proposés au profil du client.

La question du transfert mérite une attention particulière. Contrairement au PEA, dont le transfert entre courtiers est encadré par une procédure française précise et préserve l’antériorité fiscale, le transfert d’un CTO entre courtiers étrangers obéit à des règles propres à chaque acteur. Le transfert de titres en nature (sans vendre les positions) est possible mais peut entraîner des frais de sortie facturés par le courtier d’origine, parfois élevés et calculés par ligne de titres. Avant d’ouvrir un compte, il est prudent de vérifier la grille de frais de transfert sortant, car elle peut transformer un changement de courtier en opération coûteuse.

Vendre l’ensemble de ses positions pour les racheter chez un nouveau courtier constitue une alternative au transfert en nature, mais cette solution déclenche l’imposition des plus-values latentes au PFU de 30 pourcent, ce qui peut représenter un coût fiscal bien supérieur aux frais de transfert. Pour un CTO logé chez DEGIRO, Trade Republic ou Interactive Brokers, anticiper sa stratégie de sortie dès l’ouverture évite de mauvaises surprises. Cette logique d’arbitrage rejoint celle développée dans notre analyse du compte-titres face au PEA.

Fiscalité et obligations déclaratives

Utiliser un courtier étranger entraîne des obligations déclaratives spécifiques, identiques pour les trois acteurs puisque leurs entités opérationnelles sont domiciliées hors de France. Cette dimension fiscale est souvent sous-estimée par les nouveaux investisseurs et mérite une attention particulière.

Tout compte détenu hors du territoire français doit être déclaré chaque année via le formulaire 3916-3916 bis, joint à la déclaration de revenus. Cette obligation découle des articles 1649 A et 1736 du Code général des impôts. La procédure de déclaration des comptes ouverts à l’étranger est décrite sur le portail du service public. L’omission expose à une amende forfaitaire de 1 500 EUR par compte et par année non déclarée, et le délai de prescription fiscale s’étend à dix ans pour un compte étranger non déclaré, contre trois ans en régime ordinaire.

Les plus-values réalisées sur ces comptes sont soumises au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30 pourcent, composé de 12,8 pourcent d’impôt sur le revenu et 17,2 pourcent de prélèvements sociaux. La déclaration passe par le formulaire 2074 pour le calcul détaillé, reporté sur la 2042. Les dividendes perçus suivent la même logique, avec un mécanisme de crédit d’impôt en cas de retenue à la source dans le pays émetteur, par exemple sur les actions américaines via la convention bilatérale franco-américaine. La direction générale des finances publiques et Bercy publient des guides sur la fiscalité des comptes-titres, utiles pour calibrer ses déclarations.

Les trois courtiers fournissent un rapport fiscal annuel récapitulant les opérations, mais aucun n’est pré-formaté pour l’administration française. Le document doit être retraité pour remplir la 2074, et la méthode de calcul des plus-values appliquée par le courtier (FIFO, par exemple) peut différer du prix moyen pondéré (CUMP) exigé par le fisc français, ce qui impose parfois un recalcul manuel. Plus l’activité est intense, plus ce retraitement devient lourd, un point à anticiper pour un investisseur qui multiplie les ordres internationaux.

Interface, ergonomie et accompagnement

L’expérience d’utilisation oppose nettement les trois courtiers, et ce critère devient décisif pour un débutant qui découvre l’investissement en bourse.

Trade Republic mise sur une application mobile épurée, pensée d’abord pour le smartphone. L’inscription se fait en quelques minutes via une vérification d’identité vidéo. L’interface ressemble à celle d’une néobanque : tableau de bord clair, graphiques simples, recherche par nom ou ticker. Les fonctions avancées (carnet d’ordres profond, indicateurs techniques détaillés, scanners) sont volontairement absentes ou réduites, au profit de la simplicité.

DEGIRO propose une plateforme web plus complète, accompagnée d’une application mobile correcte mais moins aboutie. L’interface offre un carnet d’ordres, des graphiques avec quelques indicateurs, un calendrier des dividendes et un moteur de recherche d’ETF avec filtrage par TER et taille du fonds. Le courtier conserve un support en français, un atout pour un investisseur novice rencontrant un blocage technique.

Interactive Brokers occupe les deux extrêmes. Sa Trader Workstation est l’une des plateformes les plus puissantes du marché, conçue pour les investisseurs actifs : carnet d’ordres profond, dizaines de types d’ordres, outils d’analyse, accès aux options et futures. Cette densité peut décourager un débutant. Pour répondre à cette critique, Interactive Brokers a développé des interfaces simplifiées, dont IBKR GlobalTrader et une application mobile allégée, qui rendent l’achat d’actions et d’ETF accessible sans maîtriser l’outil professionnel. Le courtier reste néanmoins moins immédiat à prendre en main que Trade Republic.

Au-delà du courtier, la rigueur personnelle prime. Tenir un suivi de portefeuille, comprendre le couple rendement et risque que l’AMF rappelle aux épargnants, et conserver une discipline d’investissement comptent davantage que le choix d’une interface. Un bon outil ne compense jamais une stratégie absente.

Quel courtier pour quel profil

Le choix entre DEGIRO, Trade Republic et Interactive Brokers dépend du profil et des objectifs de l’investisseur particulier, et trois portraits se dégagent assez clairement.

Trade Republic convient au profil suivant :

  • Investisseur en plan d’épargne programmée sur ETF, qui veut automatiser des achats récurrents sans frais.
  • Débutant cherchant la simplicité mobile et une expérience proche d’une néobanque.
  • Personne souhaitant exposer une partie de son épargne aux cryptomonnaies en complément des actions et ETF.
  • Investisseur qui privilégie les ETF cotés en euros et veut éviter la complexité des frais de change.

DEGIRO convient au profil suivant :

  • Investisseur cherchant une couverture géographique large sans plonger dans une plateforme professionnelle.
  • Personne qui veut diversifier sur de nombreuses actions individuelles à un coût maîtrisé.
  • Utilisateur préférant une interface web complète et un support en français.

Interactive Brokers convient au profil suivant :

  • Investisseur actif ou international qui passe de nombreux ordres et apprécie les frais de change minimes.
  • Personne souhaitant accéder à des marchés secondaires, des obligations en direct ou des options et futures.
  • Utilisateur prêt à investir du temps pour maîtriser une plateforme puissante, ou satisfait des interfaces simplifiées récentes.

Dans tous les cas, ces trois courtiers ne remplacent pas un PEA pour la fiscalité de long terme. La stratégie la plus courante pour un particulier français consiste à saturer d’abord le PEA pour les ETF éligibles, puis à ouvrir un CTO chez l’un de ces trois acteurs pour compléter avec des actions américaines, asiatiques ou tout instrument non éligible au plan. Pour comparer les solutions du côté de l’enveloppe fiscale française, notre comparatif des courtiers PEA et notre avis détaillé sur Interactive Brokers prolongent utilement cette analyse, tout comme notre comparatif DEGIRO contre Trade Republic pour qui hésite uniquement entre ces deux-là.

Cet article a une vocation pédagogique. Il ne constitue ni une recommandation d’investissement ni un conseil personnalisé. Avant toute décision, un investisseur particulier doit étudier la documentation réglementaire de chaque courtier (Document d’Information Clé, conditions générales) et évaluer son adéquation à son profil de risque, à son horizon de placement et à ses objectifs patrimoniaux. Les frais, grilles tarifaires et offres mentionnés évoluent régulièrement et doivent être vérifiés directement auprès de chaque courtier avant l’ouverture d’un compte.

Questions fréquentes

Lequel de ces trois courtiers est éligible au PEA ?

Aucun des trois. DEGIRO (régulé par l'AFM aux Pays-Bas), Trade Republic (banque allemande régulée par la BaFin) et Interactive Brokers (groupe américain dont l'entité européenne est domiciliée en Irlande) ne proposent que des comptes-titres ordinaires, le CTO. Le Plan d'Épargne en Actions est un dispositif fiscal français réservé aux établissements agréés ACPR ou disposant d'un passeport européen reconnu spécifiquement pour cette enveloppe, et aucun de ces trois acteurs ne le commercialise à destination des résidents français. Pour ouvrir un PEA, il faut passer par un courtier français tel que Bourse Direct, Fortuneo ou BforBank. Le CTO subit le PFU de 30 pourcent dès le premier euro de gain, sans seuil ni période de détention favorable, tandis que le PEA exonère d'impôt sur le revenu les plus-values après cinq ans. Notre comparatif des [courtiers PEA français](/blog/top-10-courtiers-pea-2026-bourse-direct-fortuneo-boursobank/) détaille les solutions adaptées à cette enveloppe.

Faut-il déclarer un compte DEGIRO, Trade Republic ou Interactive Brokers ?

Oui, obligatoirement, chaque année. Tout compte détenu à l'étranger doit être déclaré via le formulaire 3916-3916 bis joint à la déclaration de revenus, conformément aux articles 1649 A et 1736 du Code général des impôts. L'omission expose à une amende forfaitaire de 1 500 EUR par compte non déclaré et par année. DEGIRO a son siège aux Pays-Bas, Trade Republic en Allemagne, et l'entité européenne d'Interactive Brokers (Interactive Brokers Ireland Limited) en Irlande : les trois imposent donc la déclaration, même si le compte n'a enregistré aucun mouvement durant l'année. Les plus-values réalisées se reportent dans la déclaration 2042 et la 2074 selon les règles du PFU. Le délai de prescription fiscale atteint dix ans pour un compte étranger non déclaré, contre trois ans en régime normal. Le service public détaille la procédure de déclaration des comptes ouverts à l'étranger.

Interactive Brokers est-il trop complexe pour un débutant ?

Interactive Brokers vise historiquement les investisseurs actifs et les professionnels, avec une plateforme dense (Trader Workstation) qui peut intimider un débutant. Le groupe a toutefois lancé l'interface IBKR GlobalTrader et une application mobile simplifiée, plus accessibles pour un particulier qui achète quelques ETF par an. Pour un débutant qui investit mensuellement sur un seul tracker MSCI World, Trade Republic reste le plus simple grâce à ses plans d'investissement programmés gratuits et son interface mobile épurée. DEGIRO occupe une position intermédiaire. Interactive Brokers devient pertinent dès que l'on recherche un accès très large aux marchés mondiaux, des frais de change parmi les plus bas du secteur, ou des instruments spécifiques (options, futures, obligations en direct). Le critère décisif n'est pas la marque mais l'adéquation entre l'offre et le profil réel de l'investisseur.

Quel courtier offre les frais de change les plus bas ?

Interactive Brokers est généralement reconnu comme le moins cher sur la conversion de devises, avec un taux proche du taux interbancaire et une commission de change très faible, souvent autour de 0,002 pourcent avec un minimum de 2 USD par opération. C'est un avantage déterminant pour qui achète des actions américaines, britanniques ou japonaises en grand nombre, car la conversion EUR vers USD ou autre devise est répétée à chaque ordre. DEGIRO facture des frais de change forfaitaires ou propose un mécanisme de conversion automatique selon le réglage du compte, et Trade Republic règle ses ordres en euros sur les places où il opère, sans exposer directement l'investisseur aux frais de change pour les ETF européens. Pour un investisseur essentiellement orienté ETF MSCI World cotés en euros, la différence de frais de change devient marginale. Pour un acheteur d'actions internationales en direct, Interactive Brokers reprend l'avantage.

Les titres sont-ils protégés en cas de faillite du courtier ?

Oui, les titres détenus (actions, ETF) restent la propriété du client et sont conservés séparément du bilan du courtier, chez un dépositaire tiers. En cas de défaillance, ils sont transférés vers un autre établissement. Trade Republic, banque allemande, couvre les liquidités jusqu'à 100 000 EUR via le fonds de garantie allemand. DEGIRO, intégré à flatexDEGIRO Bank, relève également du système allemand pour les espèces à hauteur de 100 000 EUR. Interactive Brokers Ireland applique la garantie investisseur irlandaise (jusqu'à 20 000 EUR sur les avoirs concernés), tandis que l'entité historique américaine relève du SIPC américain avec des plafonds supérieurs. Les plafonds protègent surtout les liquidités, car les titres ne figurent pas au bilan du courtier. Le risque résiduel concerne la fraude interne ou une défaillance opérationnelle, scénarios encadrés par les régulateurs BaFin, AFM et Banque centrale d'Irlande. Aucun courtier n'est totalement à l'abri d'un incident, ce qui justifie de toujours vérifier l'agrément sur les registres de l'AMF et de l'ACPR.